(Suède, 91min, VOSTF) de Christina Tsiobanelis, Mika Gustafson, Olivia Kastebring
Icône du féminisme en Suède, Silvana Imam signe un rap engagé avec des textes contre le racisme et le machisme comme autant d’hymnes militants. Elle annonce une révolution lesbienne, et devient la représentante d’une génération prête à se battre contre les injustices d’un pays qui commence à virer dangereusement extrême-droite. Le portrait d’une star en plein éclat qui n’a pas cherché à devenir un leader d’opinion, mais qui est assurément un étendard pour les femmes et queers artistes.
+ Suivi d’une discussion sur « rap et féminisme » avec Morgane Lebouteux-Tenenbaum, productrice, programmatrice, Dj, membre du Collectif Medusyne, organisatrice des soirées « Under the Skurt : Les soirées qui font parler d’Elles ». www.medusyne.com
ciné-marges-club #23 MARDI 19 MARS 19 / 20h15 / UTOPIA
MA VRAIE VIE AVEC JAMES DEAN
Séance unique en présence du réalisateur Dominique Choisy, et de l’acteur Mickael Pelissier
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Un jeune réalisateur est invité par l’association Les Écrans de la Côte à présenter son premier long métrage « Ma Vie avec James Dean ». À son arrivée, dans cette improbable ville du bout de la terre, il est loin d’imaginer que sa vie est sur le point d’être bouleversée. De rencontres détonantes en projections décevantes, de virées en chalutier en folles courses poursuites, il va trouver une nouvelle inspiration et peut-être même l’amour…
Troisième long-métrage de Dominique Choisy, après « Les Fraises des bois ». Entre inspirations rohmeriennes et burlesques, « Ma vraie vie.. » est une fantaisie romantique qui brille par son authenticité et transpire l’amour du cinéma et des acteurs. Mine de rien, il pose un regard complexe sur les relations amoureuses à travers des personnages épris de liberté, mais souvent entravés par les conventions.
Performeuse, modèle, domina, éducatrice sexuelle…. Misungui est avant tout un animal politique. C’est au cours de son cursus universitaire, alors qu’elle étudiait le genre, qu’elle s’est intéressée au féminisme pro-sex. Rapidement elle est passée de la théorie à la pratique et participe depuis à la création d’images, de vidéos, de spectacles et d’ateliers qui explorent sexualité.
⚡️MARDI 19 FÉVRIER / 20h15 / UTOPIA
PORTRAIT D’UNE JEUNE FEMME (documentaire)
Projection en présence du réalisateur, Stéphane Arnoux et de l’actrice, Misungui
Misungui est le pseudonyme de Marion. C’est une identité constituée d’images sensuelles ou décalées qui abondent sur les réseaux sociaux. Dans le milieu queer parisien, elle est connue pour ses performances érotiques et situationnistes. Dans la « vraie vie », la jeune féministe libertaire loge dans un squat en attendant de réaliser un autre projet d’existence en autogestion. D’ici là, elle tente d’articuler précarité et invention, intime et politique.
⚡️MERCREDI 20 / 18h30 / Université de Bordeaux – Victoire
Conférence autour des Nouveaux scripts sexuels : post-porn, BDSM, sexualités queers, comme ressources pour sortir des « zones grises » de la sexualité. En présence de :
– MISUNGUI, performeuse, éducatrice sexuelle…. – LUDIVINE DEMOL, spécialiste de l’usage de la pornographie par les adolescent.e.s et adepte d’une approche féministe de la sexualité et des cultures porns. – ALEXIA BOUCHERIE , militante féministe, autrice de Trouble dans le consentement (à paraitre)
En devenant relationnelle à partir des années 1960, la sexualité n’a pas été affranchie des scripts sexuels hérités du patriarcat, très largement alimentés par la pornographie dominante où les garçons y apprennent ce qu’ils pensent devoir aimer et les filles ce qu’elles pensent devoir faire. La loi a certes institué le consentement comme norme centrale afin de sanctionner le viol mais une grande part de la sexualité ordinaire se déploie au sein d’une « zone grise » où domine le consentement sans désir, le non (non) consentement explicite, les scripts sexuels routinisés. La sexualité reste un enjeu féministe et queer de fabrique d’imaginaires érotiques (ars erotica) et de pratiques sexuelles post-patriarcales. Or il existe d’ores et déjà des cultures post porn et BDSM qui explorent d’autres formes de sexualité…
( Entrée libre / Amphi Pitre – place de la Victoire )
ciné-marges-club#21 { culte }
23 janvier 19 / 20h / cinéma Jean Eustache
OLIVIA
Projection de la copie restaurée, en présence de Brigitte Rollet
Maîtresse de conférence, elle est l’auteure de plusieurs ouvrages sur des actrices françaises, dont Jacqueline Audry, et d’un essai de référence sur la place des femmes dans l’industrie du cinéma « Femmes et cinéma, Sois belle et tais-toi ! ».
⚡️OLIVIA de Jacqueline Audry (1955)
1890. Mademoiselle Julie, professeure dans un pensionnat de jeunes filles, est une personnalité fascinante. A tel point qu’elle en vient à jeter le trouble chez l’une de ses élèves, Olivia, dont le coeur ne tarde pas à être en émoi. L’attitude pour le moins ambiguë du professeur pousse une jeune femme, Cara, très attachée à mademoiselle Julie, à commettre l’irréparable. Après le suicide de Cara, mademoiselle Julie décide de partir pour le Canada…
Ce film rare, dans la lignée de « Jeune fille en uniforme » (Léontine Sagan, 1931), est l’adaptation du roman éponyme de Dorothy Bussy, avec l’actrice incontournable de cinéma d’après guerre : Edwige Feuillère.
⚡️Cinéma Jean Eustache
Place de la 5ème République à Pessac
Tram C – arrêt Pessac Centre
Tarif de 3,5€ à 8€
⚡️Projection à 20h suivi d’une rencontre + signature
ven 7 déc 2018 > Zig Zag Café dans le cadre du Festival Encorps! organisé par Art-Normes et Kunsthal Cinémarges présente une sélection d’images lesbo-queers
MUCH MORE (THAN) PUSSY vidéos expé En présence de Wendy Delorme et Daria Ivanova
Quatrième génération : a tribute to Wendy Delorme(10min) Icône de la scène lesbienne des années 2000, Wendy Delorme est tout à la fois féministe pro-sex, fem adepte du fist-fucking, performeuse burlesque, écrivaine et universitaire.
Much more (than) pussy Un found footage de vidéos sur le désir lesbien, une plongée dans les archives secrètes de Cinémarges. De l’ado vaguement tribade (Bilitis) à la butch SM tatouée, en passant par la sex-godess vintage (Annie Sprinkle), la figure de la lesbienne n’en fini pas de nourrir l’imaginaire porno.
Metaporno#1 de Daria Ivanova https://www.facebook.com/divanovart/ La visite au musée des Beaux-arts donne à Ciprine des frissons jusqu’à l’extase. En présence de la réalisatrice.
en présence JOELLE SAMBI NZEBA, écrivaine et militante féministe, et de DRAGOSS OUEDRAOGO, Professeur d’anthropologie visuelle à l’Université de Bordeaux
⚡️SYNOSPSIS ⚡️
À Nairobi, Kena et Ziki, deux lycéennes, cherchent chacune à leur façon à poursuivre leurs rêves. Leurs chemins se croisent en pleine campagne électorale au cours de laquelle s’affrontent leurs pères respectifs. Attirées l’une vers l’autre, elles vont être confrontées au poids désapprobateurs du regard social et de la religion .
Une histoire d’amour « Queer of color », à l’esthétique pop par ses couleurs et sa bande-son qui reflètent les goûts d’une certaine jeunesse africaine urbaine. Servit par l’influence d’œuvres puissantes de femmes artistes comme la photographe Zanele Muholi, on pense aussi dans le registre teenage movie à « The Incredible Adventure of two girls in love » film lesbien romantique fondateur marqué par une « happy end ».
« La seule manière de changer les choses, c’est de le faire à travers la joie, l’espoir et le fun », déclare la réalisatrice.
⚡️ LA RÉALISATRICE ⚡️
Née à Nariobi, Wanuri Kahiu fait partie de la nouvelle génération de cinéastes africains. Ses films ont été montrés dans de nombreux festivals et son travail, en tant que scénariste et réalisatrice, est régulièrement salué par la critique. « From a Whisper », en 2008, revient sur les attentats des ambassades au Kenya en 1998. « For Our Land » est le portrait de la lauréate du prix Nobel de la paix Wandari Maathai. Elle est co-fondatrice d’Afrobubblegum, société de média qui promeut un art africain dynamique et jovial.
Kunsthalle invite Cinémarges pour un prolongement à RAFIKI afin de questionner le rôle et les représentations des communautés africaines ou issues de diasporas devant et derrière la caméra.
RENCONTRE-PROJECTION autour du projet documentaire de JOËLLE SAMBI
Avant-première en présence du réalisateur Lukas Dhont
⚡ SYNOPSIS ⚡️ Lara a 15 ans, et rêve de devenir danseuse étoile. Elle s’impose une stricte discipline pour y parvenir, dictant à son corps des pas et des mouvements jusqu’à épuisement. Un corps qui se taille pour cet apprentissage impitoyable. Pour elle, c’est un outil mais surtout une contrainte: Lara a été assignée garçon à la naissance. C’est un long chemin, malgré le soutien de son père, entre ses cours de classique, une puberté embarrassante, et son traitement hormonal. C’est une lutte de chaque jour, de chaque matin et de chaque danse. C’est un corps en tension permanente, c’est un combat adolescent, c’est la grâce qui surgit de l’effort.
Voici le choc du dernier Festival de Cannes, la Caméra d’Or, le Prix un Certain Regard, un Prix d’Interprétation et la Queer Palm : pour nous, la révélation.
> Caméra d’Or au Festival de Cannes 2018 / Prix du Meilleur Acteur – Un certain regard / Queer Palm
⚡ LE RÉALISATEUR ⚡
Né à Gand en Belgique, LUKAS DHONT y fait des études en Arts Audiovisuels. Ses courts métrages CORPS PERDU et L’INFINI ont obtenu de nombreuses récompenses et une nomination à l’Oscar en 2015. Dans son premier long métrage, GIRL, on retrouve ses sujets de prédilection comme la danse, la transformation et l’identité. Il collabore aussi régulièrement avec le chorégraphe et danseur Jan Martens, avec lequel il a co-signé un spectacle intitulé « The Common People ».