ciné-marges-club #33
LUNDI 26 OCT à UTOPIA
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LA PREMIÈRE MARCHE

Un film de Hakim Atoui et Baptiste Etchegaray (FR, 2020, 1h04)

« Pendant 6 mois, la caméra accompagne Youssef, Yanis, Annabelle et Luca, quatre étudiant.e.s déterminé.e.s à organiser la première Marche des fiertés à Saint Denis. Derrière le mot d’ordre « Banlieusard.e.s et fier.e.s », ils/elles entendent inscrire la lutte dans un territoire où être lesbienne, gay, bi, trans, intersexe ou queer, est souvent une discrimination de plus, qui vient s’ajouter au racisme, à la précarité et aux préjugés. Sans char mais pas sans fard. Plus diverse, plus militante, plus radicale que la Pride parisienne, leur manifestation serait, en un mot, «intersectionnelle».

Réunions de travail en appart, tractage, collages d’affiches, interviews médias… les réalisateurs saisissent sur le vif et avec conviction, les élans d’une nouvelle génération queer.

Cette aventure résonne avec la visibilité grandissante, au niveau mondial, de contestations qui ébranlent aujourd’hui un système hétéro-patriarcal, raciste et colonial éculé. L’inclusion est un vrai défi au sein de la société mais aussi de nos communautés, et pose clairement la question : quelle place pour les personnes marginalisées dans la lutte pour l’égalité ?
En 2020, la Pride Bordelaise n’a pas pu avoir lieu, aussi cette projection unique sera l’occasion d’évoquer l’évolution de ces rassemblements, en banlieue et en province, les convergences possibles à l’heure où enfin « Les minorités parmi les minorités prennent la place » !

 

> en présence d’Erykah G. Werner, coo rdinatrice de Fierté Bordeaux Pride,
et Youssef Belghmaidi, co-organisatrice de la Pride des banlieues <
 

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lundi 26 octobre 2020 à 20h15
Cinéma Utopia Bordeaux
Tarifs habituels
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octobre 4th, 2020

bandeau page
Cinémarges participe à un nouveau rendez-vous estival ECRAN TOTAL
organisé par Bordeaux Rock, le FIFIB et Utopia
Tout le programme sur  Facebook-Like

Cinémarges présente 2 séances : levres-rondLES LÈVRES ROUGES
Le film culte avec Delphine Seyrig en « comtesse sanglante »
️ 27 juillet
En présence de Fred Arends, du Festival Pink Screens
+ d’infos

fabulous-rond{ avant première / ciné-marges-club #32 }
FABULOUS

documentaire d’Audrey Jean-Baptiste
Portrait de Lasseindra Ninja, icône de la scène voguing. De retour dans sa  Guyane natale, elle fait la rencontre de jeunes danseurs.
> rencontre animée par Stéphane Gérard avec la réalisatrice et de la protagoniste Lasseindra Ninja.

️ 30 juillet / en partenariat avec Bordeaux Rock
> réservation (3€)

 

 

juillet 6th, 2020

ciné-marges-club #31

dans le cadre de Écran Total (27-30 juillet)
️‍
LES LÈVRES ROUGES

Un film de Harry Kumel (Belg, 1h36)
avec Delphine Seyrig

Levresrouges

« La comtesse hongroise Elizabeth Bathory, figure du 16ème siècle célèbre pour ses bains au sang de jeunes filles vierges, réapparaît dans cette délicieuse transposition où l’on retrouve le personnage historique sur la côte ostendaise au début des années 70. Entièrement subjugué par Delphine Seyrig au sommet de son glamour hypnotisant, « Les Lèvres rouges » du cinéaste belge Harry Kümel ressort en salles en version restaurée et cette nouvelle vision est à nouveau un envoûtement. Son charme désuet, fâné renvoie au personnage de la comtesse, goule qui traverse les siècles dans une errance à jamais inachevée, s’accrochant aux éclats de son lamé argenté et à ceux de bougies trop vite éteintes. Les pauses, les conversations silencieuses entre Delphine Seyrig et ce jeune couple naïf et transparent édifient une atmosphère atemporelle. Composé d’un anglais et d’une suédoise, archétypes de blond.e.s trop bronzé.e.s, et stéréotypes d’une sexualité hétéronormative, le couple est filmé comme éteint, déjà englouti par son futur. La pâleur de Seyrig, rehaussée par un rouge à lèvres violent transgresse cette sexualité là et invite à une libération des désirs. Au contraire de la sorcière, la figure de la femme-vampire ne parsème que peu le cinéma, ou de façon méconnue. Les hommes incarnent le plus souvent cette créature mystérieuse soit de par la notoriété du personnage (Dracula), soit de par le caractère souvent explicitement sexuel qui transparaît dans la séduction exercée par les hommes-vampires (Interview with a vampire-1994, Twilight-2008), attribut réservé aux mâles lorsque le premier Dracula a été réalisé (Nosferatu, 1922). La femme-vampire devient la vamp, dont les crocs en amour sont aussi blessants que des canines acérées, ou la créature satanique, assoiffée de sang et de sexe qui envahira tout un pan du cinéma de genre et de la sexploitation et dont la version bisexuelle chic est à trouver dans The Hunger (1983) et celle plus fauchée et sanglante dans Vampyros Lesbos (1971) du réalisateur culte Jess Franco. L’interprétation de Delphine Seyrig amène une représentation plus énigmatique, à la sexualité intense; femme puissante, belle et intelligente. Elle rejoint d’autres personnages de femmes libres, séductrices et magiques que la comédienne a incarnés (La fée des lilas dans Peau d’Âne-1970, Baisers volés-1968, Jeanne d’Arc de Mongolie-1989), toujours avec audace.Parmi les oeuvres de Kümel où l’on retrouve ce cinéma fantastique un peu macabre et d’une étrangeté parfois loufoque, nous vous recommandons le renommé Malpertuis (1971) adaptation du roman éponyme de l’écrivain belge Jean Ray avec un impressionnant Orson Welles et Monsieur Hawarden (1968) qui joue sur les codes du genre. Le cinéaste embrasse, avec ses Lèvres Rouges nos désirs transgressifs, et vaporeux. » (Fred Arends)

  
> suivi d’une rencontre avec Fred Arends, critique de cinéma belge  <
 

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lundi 27 juillet à 20h30
Cinéma Utopia Bordeaux
Tarifs habituels – préventes à partir du 17 juillet
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juin 24th, 2020

  Fenêtre sur cour
du 1er juin au 6 juillet
Alors que les cinémas ont été contraint de fermer, la 3ème porte à Gauche propose des programmes de courts-métrages à projeter depuis chez soi sur le mur des voisins, afin de partager une expérience collective et conviviale.
fenetres

Cinémarges a carte blanche pour la session du
29 juin à 22h
autour du théme de la PARODIE

Une sélection « anniversaire », avec des petites pépites glanées les 2 dernières décennies, autour du thème de la parodie. Motif formel récurrent chez les artistes queers, il s’agit de l’alliance entre l’art contemporain et la musique pop par la vidéo-performance et le montage.

Avec des vidéos de Pascal Lièvre, Benny Nemerofsky, Brice Delsperger, Lionel Soukaz et Denis Gueguin.

Facebook-Like> Inscription à : paddock3pag@gmail.com
 
WOMEN IN LOVE / Pascal Lièvre
Musque de Liz MC Clarnon « Women in love »
Une vidéo-coiffure, avec Pascale Ourbih, actrice et militante trans, qui évoque les procédures de normalisation à travers les gestes de coiffures.
 
ABBA MAO / Pascal Lièvre
Musique d’Abba «Money, money, money» sur le texte de Mao Zedong «La culture et l’art».
Le travail de l’artiste Pascal Lièvre prend la forme d’un détournement, d’un dédoublement parodique de la culture populaire, où se confrontent humour et politique.
A l’écran, l’artiste performe un play-back en se maquillant, rejouant le geste de Pierrot le fou de Godard, ou celui de Bruce Nauman dans ses videos, Art Make-up.

LA RACE N’EXISTE PAS / Pascal Lièvre
Un texte du philosophe Achille Mbembe extrait de son livre  Critique de la raison nègre sur la musique de « Shine bright like a diamond » de Rihanna.
L’artiste reprend les codes esthétiques des vidéos d’Angela Davis : une femme face caméra, et décline son style parodique.

I AM A BOYBAND / Benny Nemerofsky
L’artiste canadien rejoue toutes les parties d’un boyband interprétant une chanson populaire du 16ème siècle de John Dowland « Come again, sweet love doth now invite ».

SUBTITLED / Benny Nemerofsky
Une interprétation poétique du tube « Can’t get you out of my head » de Kylie Minogue.

FUNKY TOWN / Brice Delsperger
Reprise de « Funky Town » des Lipps Inc par Jean-Luc Vernat & His Dum Boys
Ce clip est le fruit de la collaboration entre 2 artistes Vernat/Delsperger, qui ont collaboré sur la série « Body double », jouant sur le double, avec de multiples références au cinéma, où l’art du travestissement.
 
LA CUISINE DE CUNÉO / Lionel Soukaz
Caméra au poing, Lionel Soukaz, a documenté l’histoire des luttes LGBT des années 70 à 90. Son œuvre est parsemée de rencontres improbables et « camp », comme celle avec l’illustrateur argentin, Joseph Cunéo, qui livre ici un lip-sing jubilatoire, sur une reprise de « Oh Carol ».

DIVA HYSTERIA / Denis Gueguin
Cinq visages en gros plan, hommes ou femmes ?
Par la technique du morphing, ils se fondent avec cinq icônes du cinéma. Un jeux de miroir ou la transformation va et vient entre le sublime hollywoodien et la confusion des genres.
Sur le morceau « Stress » de Justice

 

subtitled LacuisinedeCuneo larace Diva Hysteria  

 

juin 2nd, 2020

>>cinemarges-archives

 

mars 29th, 2020

ciné-marges-club #30

mer 05 fév 2020 / UTOPIA
️‍
DEUX

Un film de Filippo Meneghetti (Fr-Lux, 1h35)

> suivi d’une rencontre avec le réalisateur  <

deux-cinemarges

Synopsis : 

Nina et Madeleine forment un vieux couple de femmes amoureuses, mais aux yeux de tous, elles ne sont que de simples voisines. Au quotidien, elles vont et viennent entre leurs deux appartements et partagent leurs vies ensemble. Personne n’est au courant, pas même Anne, la fille attentionnée de Madeleine. Jusqu’au jour où un événement tragique fait tout basculer…

Avec Barbara Sukowa, actrice allemande culte, révélée dans les années 80 par Fassbinder (Berlin Alexanderplatz et Lola), puis portée par Margarethe von Trotta dans des rôles de femmes puissantes (Les Années de Plomb, Rosa Luxemburg, Hannah Arendt)…

 

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mer 5 février à 20h15
Cinéma Utopia Bordeaux
Tarifs habituels
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janvier 10th, 2020

ciné-marges-club #29

mer 11 déc / UTOPIA
️‍
LOLA VERS LA MER

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> suivi d’une discussion avec les associations
TRANS 3.0, CONTACT et Girofard <

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LOLA VERS LA MER

Un film de Laurent Micheli (Fr-Belgique, 1h30)
 
Alors que Lola, jeune fille trans, apprend qu’elle va enfin pouvoir se faire opérer, elle apprend le décès de sa mère. Afin de respecter ses dernières volontés, Lola et son père, qui ne se sont pas vus depuis deux ans, sont obligés de se rendre jusqu’à la côte belge. En chemin, ils réaliseront que l’issue du voyage n’est peut-être pas celle à laquelle ils s’attendaient…
 
Un très beau film sur le chemin de la réconciliation entre parents et enfants.
Le personnage principal est interprété par une femme trans, Mya Bollaers, en lisse pour les CÉSAR – meilleur actrice !
 

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mer 11 décembre à 20h45
Cinéma Utopia Bordeaux

Tarifs habituels
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décembre 6th, 2019

ciné-marges-club #28
{ Post-porn  } 

jeudi 5 déc / UTOPIA
️‍
LAS HIJAS DEL FUEGO

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> Essai poético-politico-poliamoureux, roadmovie porno-lesbo-féministe <

Projection inédite en présence de ⚡️Albertina Carri ⚡️

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LAS HIJAS DEL FUEGO / LES FILLES DU FEU
Un film de Albertina Carri (Argentine, 1h55)

Dire de ce film que c’est un road movie féministe lesbien post-pornographique suscitera certainement la curiosité sans pour autant résumer l’ambition et le potentiel du 6e long métrage d’une figure incontournable du Nouveau Cinéma Argentin. Albertina Carri nous invite à faire corps en toute liberté, hors des chemins rebattus de la pornographie mainstream, des identités et des pratiques sexuelles figées. L’expérience humaine, sexuelle, intellectuelle et politique débute à Ushuaia, en Terre de feu, donc de glace, avec un duo puis un trio de femmes qui embarquent dans une camionnette volée et remontent vers le nord, accueillant à son bord de nouvelles venues.
Il s’agit d’une découverte radicale, qui déplace et transporte vers cet « autre » paysage des corps, hors des normes physiques et sexuelles. Car au gré des rencontres charnelles entre femmes lesbiennes, trans, cis, dont les corporalités ne sont pas l’objet d’un catalogue de foire mais d’une visibilité militante et fière, le film se déploie comme un manifeste lesbo-féministe, porno libertaire et un essai poético- polyamoureux pour célébrer, de façon réjouissante et irrévérencieuse, des expérimentations consenties et créatives.
Las Hijas del fuego sont aussi les héritières des dissidentes déportées de l’Antarctique. Elles se mettent en scène comme les nouvelles particules élémentaires et contagieuses d’une communauté joyeuse et solidaire, d’un grand corps désirable et désirant qui évolue déjà dans les interstices de nos réseaux normatifs.

ALBERTINA CARRI
Orpheline de parents militants disparus par la Junte argentine, la cinéaste Albertina Carri (1973) prolonge leur geste de défi depuis le présent en explorant rageusement le langage pour contrecarrer les limites excessives de la norme. Sans exclusivité, tous les genres et toutes les catégories sont savamment démontés et resignifiés dans ses films (Los Rubios, Géminis, La rabia, Cuatreros, Barbie aussi peut être triste, etc.), sélectionnés et primés dans des festivals du monde entier. Intellectuelle impliquée en faveur de la diversité, elle travaille en équipe : série télévisée, festival de cinéma LGBTIQ+, vidéo-installations, courts métrages, mise en scène théâtrale… Immergée dans une quête personnelle contagieuse, elle s’engage dans chaque processus créatif de façon radicale. Les filles du feu (2018) est son dernier film.

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Cinéma Utopia Bordeaux (place Camille Julian)
Tarifs habituels
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Soirée organisée et animée par Laurence Mullaly du CHISPA (Cultures hispaniques et hispano-américaines actuelles) en partenariat avec Cinémarges.

Dans le cadre du colloque « DÉ-POSSESSION : Post-pornographie féministe en Amérique latine et en Espagne » (4-6 déc, Université de Bordeaux), en présence de : Lucía Egaña Rojas, Silvana Gallinotti, María Cañas, val flores…

 

 

octobre 26th, 2019

ciné-marges-club #27
{ Focus QUEER BRÉSIL  } 

mer 20 novembre / UTOPIA
️‍ Avant-première de
INDIANARA

indianara
Un film de Aude Chevalier-Beaumel et Marcelo Barbosa (Brésil, 84min)

Indianara Siqueira est une activiste brésilienne, véritable symbole queer d’une révolte anti-fasciste et pour les droits humains.

A la fois daronne d’une communauté trans, et élue au conseil municipal de Rio de Janeiro, c’est seins nus, le drapeau arc-en-ciel dans une main et le mégaphone dans l’autre, que les réalisateurs rencontrent cette « Marianne trans » en 2016. Elle dénonçait l’augmentation des violences faites aux personnes minorisées et le recul des droits sociaux.

On la suit pendant 2 ans, entre la gestion de son refuge pour trans (la Casa Nem), les interventions en manif, les moments de deuil comme de fête et les témoignages d’amour de son entourage. La caméra trace ainsi les contours d’une vie libre et sauvage, dans ses éclats et ses douleurs, sa splendeur et sa fragilité.

Pour toile de fond, la fracture qui se forme au Brésil avec la terrifiante ascension de Bolsonaro au pouvoir, et ses multiples séismes comme l’assassinat de la conseillère municipale et militante LGBT Marielle Franco.

« C’est une œuvre qui se donne à nous comme un manuel de survie en terrain hostile, comme un pamphlet d’une immense richesse poétique. C’est enfin la démonstration que partout où nos libertés sont assiégées, c’est encore en puisant au plus profond de nos différences que nous trouverons la force de construire un idéal commun. » (Acid)

. (+)

en présence de MONICA BENICIO
monicaMilitante brésilienne, veuve de Marielle Franco, conseillère municipale de Rio assassinée (en 2018), Monica continue le combat. Avec le slogan  » Lute como Marielle » (bats-toi comme Marielle), elle arpente les tribunes internationales pour parler de la situation des défenseuses des droits humains (femmes et LGBT) au Brésil.

 –
Rencontre en collaboration avec Ass’Tech (asso. étudiante),
dans le cadre du Festival des diversités et de la Quinzaine de l’égalité

> 20h15 au cinéma Utopia Bordeaux <
(Tarifs habituels)

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Mardi 19 nov / soirée
CENTRAL DO BRASIL

Le Central poursuit son hommage à Marielle Franco, en accueillant plusieurs artistes autour de Monica Benicio,
dans le cadre de la Quinzaine de l’égalité, en collaboration avec Kunsthalle 
(+)

 

 

octobre 10th, 2019

{ UNIPOP }

Le cinéma Jean Eustache invite les fans du ciné-marges-club à participer à 2 cours des Unipop (dans la limite des places disponibles)

Céline Sciamma, chez Hold Up rue rambuteau à Paris le 30 avril 2013.jeu 26 sept / 20h30 / Jean Eustache
RENCONTRE AVEC CÉLINE SCIAMMA

A l’occasion de la sortie de PORTRAIT DE LA JEUNE FILLE EN FEU, revenir sur la carrière d’une cinéaste lesbienne féministe assumée.

Diplômée de la FEMIS en section scénario, Céline Sciamma fait aujourd’hui partie des cinéastes de talent que compte le cinéma français. Son nouveau coup d’éclat, première incursion dans le film à costumes, vient couronner le parcours sans faute d’une auteure dont la sensibilité affleure à chaque réalisation : Naissance des pieuvres en 2007, déjà avec sa complice Adèle Haenel, puis Tomboy en 2011 et Bandes de filles en 2014. Interrogeant son époque, ses questionnements sexuels et identitaires, Sciamma s’est faite le chantre d’un cinéma qui libère, questionne et bouscule; un cinéma mettant en scène l’émancipation des femmes, les cheminements du désir et l’interrogation des genres.
Portrait de la jeune fille en feu est un grand film sur l’amour et la création qui conjugue la puissance de la passion et la délicatesse de l’intime, sublimement magnifié par un duo de comédiennes éblouissantes.

> précédé de Portrait de la jeune fille en feu (18h30)

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vardajeu 4 juin / 18h30 / Jean Eustache
AGNÈS VARDA PAR BRIGITTE ROLLET

Photographe, cinéaste et « artiste visuelle », Agnès Varda aura eu trois vies en une, inspirant des générations de cinéastes et de femmes artistes à travers le monde. Précurseuse de la Nouvelle Vague avec La Pointe courte (1954), et seule femme de cette bande déterminée à en dé-coudre avec les traditions et les modèles institués, elle est à l’origine de quelques uns des gestes les plus forts et les plus aventureux du cinéma fran-çais : Cléo de 5 à 7, Le Bonheur, Les Glaneurs et la glaneuse, Les Plages d’Agnès…L’espiègle grande dame nous a quittés en 2019, laissant dans son sillage une œuvre foisonnante et protéiforme, libre et fragmentaire, audacieuse jusqu’à l’irrévérence..

Chercheuse au Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines, Brigitte Rollet enseigne à Sciences-Po et à l’University of London Institute à Paris. Son livre Femmes et cinéma, Sois belle et tais-toi ! (2017) passe au crible la misogynie de l’usine à rêves hollywoodienne. Elle s’est spécialisée dans la représentation des femmes et des questions de genre et de sexualité sur le grand et le petit écrans.

> suivi de Sans toit ni loi (20H30)
Une jeune fille errante est trouvée morte de froid : c’est un fait d’hiver…

septembre 24th, 2019

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